Le projet de la Révolution Verte est principalement mis en place et coordonné par M.S. Swaminathan, un jeune agronome généticien.
La première étape consiste à développer des variétés à haut rendement de céréales (riz et blé) pour nourrir la population en peu de temps. Pour favoriser ce développment, Nehru propose d’importer massivement des engrais, des semences et des techniques de cultures intensives utilisées en France, aux Pays-Bas…
La seconde étape consiste à mécaniser le secteur primaire. Les paysans indiens travaillaient jusqu’à présent avec des techniques remontant au Moyen-Age. C’est pourquoi il est important de remplacer une partie de la main d’œuvre par des machines en charge des tâches dures.
La troisième étape consiste à mettre en place un bon système d’irrigation pour les variétés qui demandent beaucoup d’eau. Une bonne irrigation permet aux cultures de pouvoir évoluer grace aux apports de fertilisants naturels.
La Révolution Verte a permis à l’Inde de devenir une grande puissance agricole dans les années 70 et depuis le premier producteur mondial de lait et de thé, le deuxième producteur de riz et de blé et le troisième exportateur de coton. De plus, l’un des principaux objectif fut atteint ; les indiens mangent à leur faim ! L’Inde est en phase d’autosuffisance grace à l’augmentation de sa productivité ce qui lui a permis d’éviter de près une nouvelle famine.
Un exemple des conséquences de la révolution verte : la région du Penjab (70% de la population active de cette région est dans le secteur agricole). La productivité agricole a augmenté de 6% par an en moyenne depuis les années 70, ce qui a permis à cette région de tripler sa production de riz et de blé. Ces résultats ont eu des conséquences sur les revenus des agriculteurs : les salaires sont multipliés par 7 en 20 ans !
J'kaz !

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